[Pour voir les choses autrement] : Les circuits courts

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Si vous avez manqué notre exposition mise en place pour notre Festiv’Halle, nous vous proposons des articles rétroactifs pour détailler des sujets qui font notre coeur de métier. Ce mois ci, les circuits courts sont à l’honneur!

 

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Un exploitant agricole sur cinq vend tout ou partie de sa production en circuits courts.

 

10 % des exploitants en circuits courts pratiquent une agriculture biologique, soit 5 fois plus qu’en circuit traditionnel (source INRA) 

 

INTÉRÊTS DES  CIRCUITS COURTS

D’un point de vue social et sociétal, ils permettent de restaurer le lien entre les consommateurs et les producteurs et encouragent fortement la coopération entre agriculteurs. Ces systèmes permettent le maintien d’une activité agricole locale. Ils offrent une transparence sur la provenance de la nourriture, les prix et le mode de production et permettent aux consommateurs de ne pas cautionner à leur insu des pratiques sociales et écologiques qu’ils reprouvent.

 

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D’un point de vue économique, ces circuits permettent la réalisation d’économies sur toute la chaîne de distribution (suppression d’intermédiaires) donc une augmentation des marges, et un paiement immédiat pour l’agriculteur-producteur. Cela implique néanmoins plus de travail pour le producteur qui  doit effectuer des tâches auparavant déléguées : transformation, publicité, distribution… et une hausse du cout marginal du transport. De manière générale, par rapport à la moyenne des exploitations françaises, celles en circuits courts sont de taille plus petite, emploient proportionnellement plus de main d’œuvre, et développent davantage d’activités de diversification (transformation, restauration, hébergement…) Les études  montrent que les circuits courts sont à la fois créateurs d’emplois et d’une hausse de revenus pour les producteurs (étude SALT pilotée par la FRCIVAM Bretagne et INRA).

D’un point de vue qualitatif les producteurs qui participent aux circuits courts sont plus majoritairement des agriculteurs bios,  en transition, ou en agriculture raisonnée que conventionnels. De plus, fruits et légumes sont récoltés une fois mûrs et arrivent dans votre assiette les jours suivants. Les arômes et saveurs ont donc le temps de se développer et pas le temps de s’estomper.

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D’un point de vue écologique, ces circuits entraînent  souvent des pratiques favorables à l’environnement. La vente en circuit courts limite le stockage, l’emballage et le conditionnement par exemple. Mais il est important de rappeler que c’est surtout le mode de production plutôt que le mode de distribution qui est primordial (respectivement 83 et 17% (INRA) du coût énergétique d’un produit vendu). « Des aliments produits localement mais « hors saison » sous serre chauffée pourront consommer plus d’énergie et rejeter plus de gaz à effet de serre que des produits importés de pays où ils sont cultivés en plein air, même en incluant le transport« , Le deuxième point de vigilance porte sur la logistique. « Si dans le cadre des circuits de proximité, les produits parcourent une distance plus faible, La moindre optimisation des transports entraîne une consommations  marginale d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre qui ne sont pas, pour autant, systématiquement plus faibles« . (ADEME).

Les circuits courts sont donc, couplés à un mode de production écologique et à une optimisation logistique un moyen de progrès social, humain et écologique déterminant.



« A la super Halle, nous travaillons avec 45 artisans et producteurs en circuits court« 

Les producteurs en circuits court sont indiqués sur une ardoise verte et le nom de la ferme ou du producteur sont écrits en toutes lettres.

Dans l’épicerie vous trouvez aussi des étiquettes vertes avec la mention produit local. Cela signifie que le produit est en circuit court et que le producteur ou l’artisan se trouve  dans un rayon de 80 km autour d’Oullins.